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Des militants de la flottille humanitaire pour Gaza emmenés en Crète
information fournie par Reuters 01/05/2026 à 16:16

Plus de 150 militants pro-palestiniens qui étaient à bord de navires humanitaires en route vers Gaza ont été conduits vendredi en Crète après que les forces israéliennes ont arraisonné mercredi leurs bateaux dans les eaux internationales près de la Grèce, ont dit les organisateurs de la flottille.

Les militants faisaient partie d'une deuxième flottille Global Sumud, qui tente, depuis quelques mois, de briser le blocus israélien en acheminant de l'aide humanitaire aux Palestiniens de Gaza.

Un navire de l'armée israélienne a transféré 168 membres de l'équipage de la flottille vers des bateaux grecs, qui les ont ensuite conduits à terre où des bus et une ambulance les attendaient, ont déclaré les organisateurs, une arrivée également montrée par des images de Reuters.

Jeudi, le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié les organisateurs de la flottille, partie le 12 avril de Barcelone, de "provocateurs professionnels".

Ces derniers ont souligné que deux militants étaient toujours détenus par les autorités israéliennes.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré que 30 Espagnols étaient arrivés en Crète, mais qu'un ressortissant espagnol, Saif Abu Keshek, avait été arrêté "illégalement" et était en train d'être emmené en Israël.

"Nous exigeons sa libération immédiate", a-t-il dit.

"PROFONDE INQUIÉTUDE" DE BERLIN ET DE ROME

Le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré qu'Abu Keshek était soupçonné d'appartenance à une organisation terroriste et qu'il serait, avec un deuxième militant soupçonné d'activités illégales, emmené en Israël pour y être interrogé.

"Israël ne tolérera aucune violation du blocus naval légal imposé à Gaza", a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

Les ministères des Affaires étrangères allemand et italien ont publié une déclaration commune disant qu'ils suivaient l'évolution de la situation avec "une profonde inquiétude".

Une source qui a souhaité rester anonyme a indiqué que, au-delà des 22 bateaux interceptés mercredi par Israël, 47 autres naviguaient toujours au large du sud de la Crète, prévoyant d'y jeter l'ancre à un moment donné avant de poursuivre leur route vers Gaza.

Chaque navire transporte environ une tonne de nourriture, de matériel médical et d'autres équipements, a précisé la source.

Israël avait déclenché l'ire de l'Italie et de la Turquie en interceptant les navires dans les eaux internationales.

Quinze Français font partie des personnes interpellées avait déclaré jeudi le porte-parole du Quai d'Orsay Pascal Confavreux, assurant que la première priorité de Paris était la sécurité de ses ressortissants et invitant toutes les parties à respecter le droit international et le droit de la mer.

En octobre dernier, l'armée israélienne avait stoppé une précédente flottille réunie par la même organisation, arrêtant alors la militante suédoise Greta Thunberg et plus de 450 participants.

Israël, qui contrôle tous les accès à la bande de Gaza, nie priver ses deux millions d'habitants de ravitaillement.

Pourtant, les Palestiniens et les organismes d'aide internationaux affirment que les approvisionnements qui parviennent sur le territoire restent insuffisants, malgré un cessez-le-feu conclu en octobre, qui prévoyait des garanties d'augmentation de l'aide.

(Reuters TV, Renee Maltezou et Angeliki Koutantou, version française Benoit Van Overstraeten)

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